Prescription infirmière : la HAS confirme la nécessité d’un cadre cohérent et sécurisé

HAS

Ivry-sur-Seine, le 18 juin 2026 – Le Sniil a pris connaissance de l’avis rendu par la Haute Autorité de Santé (HAS) sur le projet d’arrêté fixant la liste des produits de santé et des examens complémentaires pouvant être prescrits par les infirmiers diplômés d’État.

Cet avis confirme le principe d’une extension du droit de prescription des infirmiers, conformément aux évolutions prévues par la loi du 27 juin 2025 relative à la profession infirmière. Il reconnaît notamment la pertinence d’un élargissement des prescriptions dans des domaines directement liés à l’exercice infirmier, tels que la prévention, les dispositifs médicaux, les pansements ou encore la prise en charge des plaies.

La HAS rappelle toutefois que ces nouvelles prérogatives doivent s’inscrire dans un cadre fondé sur l’évaluation clinique, la coordination entre professionnels de santé, la traçabilité des actes et la qualité des parcours de soins.

Le Sniil partage pleinement cette approche. La reconnaissance de nouvelles compétences doit permettre aux infirmiers de disposer des moyens nécessaires à l’exercice de leurs missions, sans les exposer à des responsabilités diagnostiques qui ne relèvent pas de leur champ d’intervention.

À ce titre, le Sniil note que la HAS exprime des réserves concernant plusieurs examens complémentaires dont les indications, l’interprétation et les conséquences diagnostiques nécessitent un encadrement plus précis. Cette position rejoint la volonté constante du Sniil de construire des compétences utiles aux patients, cohérentes avec l’expertise infirmière et juridiquement sécurisées pour les professionnels.

Le Sniil relève également avec intérêt l’ouverture formulée par la HAS concernant la possibilité pour les infirmiers de conduire certaines consultations, notamment en santé sexuelle et reproductive, sous réserve d’une formation adaptée. Cette orientation s’inscrit pleinement dans la reconnaissance de l’expertise clinique infirmière portée par la réforme de la profession.

Pour le Sniil, l’avenir de la profession ne se résume pas à l’élargissement d’une liste de prescriptions. Il repose sur la reconnaissance du raisonnement clinique infirmier, le développement des consultations infirmières et l’attribution de compétences adaptées aux besoins de santé de la population.