Vaccination antipneumococcique : une compétence infirmière

Le rapport « Charges et produits » 2027 de la Cnam, présenté début juillet, formule 40 propositions pour l’Assurance maladie. Parmi elles, une nouvelle priorité de santé publique : la vaccination antipneumococcique des personnes de 65 ans et plus. Seules 18,7 % d’entre elles sont aujourd’hui vaccinées contre le pneumocoque. Une marge de progression considérable — et une occasion pour notre profession de démontrer, une fois de plus, son rôle essentiel dans la prévention.

Une compétence que nous possédons déjà

Nous n’avons besoin d’aucun nouveau dispositif pour agir. Tout infirmier formé à la prescription vaccinale peut, dès aujourd’hui, prescrire et injecter ce vaccin en toute autonomie, sans passer par le médecin traitant. Cette formation ouvre la voie à une pratique vaccinale complète : au-delà du pneumocoque, elle permet de prescrire et d’administrer l’ensemble des vaccins du calendrier vaccinal.

Cette compétence prendra une dimension supplémentaire avec l’arrivée, en 2027, des consultations infirmières de prévention prévues par l’avenant 11. Évaluer le statut vaccinal d’un patient et agir dans la foulée s’inscrira alors naturellement dans notre pratique quotidienne.

Nos patients, les premiers concernés

Nos patients les plus âgés, les plus fragiles, ceux que nous voyons chaque jour à domicile, sont précisément le public visé par la Cnam. Notre proximité avec eux, la confiance qu’ils nous accordent et notre présence régulière à leurs côtés font de nous les professionnels les mieux placés pour faire progresser cette couverture vaccinale.

Chaque visite à domicile est une occasion de faire un point vaccinal complet, au-delà du seul motif initial de la visite.

Le Sniil encourage vivement les IDEL à se former et à s’emparer pleinement de cette compétence : notre profession est légitime, présente, et incontournable pour faire progresser la couverture vaccinale des patients les plus vulnérables.