Carburants : les infirmières et infirmiers libéraux ne peuvent plus attendre

Ivry-sur-Seine, le 21 septembre 2026 – Le Sniil alerte encore sur la situation des infirmières et infirmiers libéraux face à la hausse durable du prix des carburants. Il demande au Gouvernement d’agir sans délai : par un soutien immédiat à leurs déplacements et, pour celles et ceux qui le souhaitent, par une aide à l’acquisition ou à la location de véhicules électriques.

Pour une infirmière ou un infirmier libéral, le véhicule est un outil de travail. Chaque jour, les infirmières et infirmiers libéraux parcourent des millions de kilomètres pour assurer les soins à domicile. Quand le coût du carburant pèse durablement sur les cabinets, les tournées deviennent de plus en plus difficiles à maintenir, et les patients les plus isolés en pâtissent.

En mai dernier, à l’issue de la rencontre avec la ministre Stéphanie Rist, le Sniil, avec la FNI et Convergence Infirmière, a proposé la création d’un crédit d’impôt carburant. Le Gouvernement n’y a pas donné suite. La seule mesure existante pour les « grands rouleurs », une indemnité forfaitaire de 100 euros, n’est pas adaptée à l’exercice infirmier libéral : ses critères d’éligibilité la rendent, dans les faits, largement inaccessible aux infirmières et infirmiers libéraux. Simple, applicable rapidement et équitable entre les territoires, le crédit d’impôt carburant reste la réponse à l’urgence.

Le Sniil défend également, depuis des années, une réponse de fond : accompagner, le passage à l’électrique. Cette transition réduit durablement la dépendance au prix des carburants et répond à un enjeu écologique. Elle ne peut toutefois ni s’imposer, ni se décider dans l’urgence. Elle exige des moyens dédiés : une aide à l’acquisition ou à la location, adaptée à l’usage professionnel intensif, un soutien à l’installation de solutions de recharge, au cabinet comme au domicile ;un accès à ces mesures dans tous les territoires.

Le Sniil demande au Gouvernement de ne plus différer : un soutien immédiat et un plan d’accompagnement financé, avec un calendrier précis, pour les infirmières et infirmiers libéraux comme pour l’ensemble des acteurs du domicile. À défaut, des tournées ne pourront plus être assurées, au détriment des patients les plus isolés et les plus fragiles.

Alors que les discussions budgétaires s’engagent dans les jours à venir, le Sniil portera cette exigence auprès du Gouvernement et des parlementaires. Il demande l’inscription du crédit d’impôt carburant dans le projet de loi de finances, ainsi qu’un accompagnement à la transition vers une mobilité décarbonée.