Avenant 11 : l’union syndicale, une nécessité pour l’avenir de la profession
Les négociations conventionnelles en cours constituent un rendez-vous majeur pour l’avenir de la profession infirmière libérale. Elles s’inscrivent dans un contexte particulièrement contraint, marqué à la fois par une instabilité politique persistante et par une pression financière croissante sur notre système de santé. Dans ce cadre, chaque étape de ces discussions engage bien plus qu’un simple ajustement technique : c’est la reconnaissance même de la profession qui est en jeu.
Une rencontre entre les trois syndicats représentatifs avait été envisagée avant la prochaine séance de négociations. Le Sniil avait répondu favorablement à cette proposition. Cette rencontre n’a finalement pas pu se tenir. Le Sniil ne s’inscrit dans aucune opposition et ne prend aucun parti. Notre position est constante et assumée : agir dans l’intérêt de l’ensemble de la profession et rester pleinement mobilisé pour défendre les infirmières et infirmiers libéraux.
Des négociations indispensables pour la profession
Ces négociations conventionnelles sont essentielles. Elles doivent permettre d’apporter des réponses concrètes aux difficultés rencontrées sur le terrain et de restaurer une reconnaissance économique à la hauteur des compétences, des responsabilités et de l’engagement des infirmières et infirmiers libéraux. Elles interviennent à un moment où les besoins de santé de la population augmentent, tandis que les contraintes budgétaires se durcissent. Cette réalité rend l’exercice d’autant plus exigeant et appelle à un haut niveau de responsabilité de la part des organisations représentatives.
Le Sniil attend de ces négociations de véritables revalorisations, significatives et pérennes, avec une mise en œuvre dès 2026. Il s’agit désormais d’une urgence, tant pour maintenir l’attractivité de l’exercice libéral que pour garantir la continuité et la qualité des soins sur l’ensemble du territoire.
Un enjeu majeur pour l’avenir de la profession
Il convient de rappeler que, pour le Sniil, la signature des trois syndicats sera une condition nécessaire à la validation de l’avenant 11.
En cas d’échec des négociations, le risque est majeur : un report à une date inconnue des revalorisations attendues par la profession. Une telle issue serait lourde de conséquences pour les infirmières et infirmiers libéraux, déjà confrontés à un décrochage préoccupant entre l’évolution de leurs missions et leur reconnaissance financière.
Les enjeux de ces négociations doivent impérativement dépasser les clivages syndicaux. La profession ne peut se permettre de voir son énergie diluée dans des affrontements alors qu’elle attend des avancées concrètes. Les infirmières et infirmiers libéraux sont en droit d’attendre des syndicats représentatifs qu’ils fassent preuve de responsabilité, de sens du collectif et de détermination pour mener ces négociations à leur terme.
Le Sniil reste pleinement engagé, avec une ligne claire : défendre l’intérêt de la profession, exiger des revalorisations réelles et appeler à un travail collectif indispensable pour aboutir. L’avenir de la profession est en jeu. Il impose unité, sérieux et responsabilité.